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A vos marques, prêts, ..., prêts ?

Voilà deux mois que nous étions arrivés dans ce nouvel archipel des îles du Cap Vert. Oui j'ai appris cela ici que le Cap Vert est donc un cap sur la côte africaine et que ici c'est donc les îles DU Cap Vert. Une destination au long des alizés, qui pour la majorité de bateau se résume à une escale bouffe et remplissage d'eau sur la route des Caraïbes, se révéla pas des moins inintéressante. Les paysages certes très proches des îles volcaniques des Canaries, mais avec une touche plus "stressless" propre au côté africain plus présent ici bas.

Carrical, un village aussi bucolique qu'isolé sur l’île de Sao Nicolao

Nous en avons également profité pour passer notre PADI (Open Water), le permis de plongée bouteille et ce d'une manière assez imprévue. Nous avons eu le plaisir de faire connaissance avec Ohana, un catamaran skippé par deux sympathiques belges (et leurs enfants) et tout deux étaient instructeurs de plongée. Suivant leur proposition, nous décidâmes de faire l'impasse sur notre escale prévue à Boa Vista (l'île plus au sud), contre une semaine de cours de plongée, à Santa Maria, au cul de leur bateau.

Ce fut donc deux mois très bien "dépensés" qui nous ont mené jusqu'à fin décembre où nous sommes dit que nous allions pointer notre quille dans cette ville de Mindelo, dans ce port de transit de la plaisance afin de nous y préparer, nous aussi, à un départ prochain.

Le bateau nécessita quelques réparations et entretien. Quelques bouts (cordes) usés par la dernière traversée, un changement d'alternateur, du calfatage de pont, remplacement du câble d'antenne radio au travers du mât et j'en passe.

Carénage sous-marin et changement d'anode


Calfatage quand il y en a plus, y'en a encore


Hissage de sac à patate

Notre deuxième équipier (mais premier en sagesse), Jean-Yves, nous rejoint le 2 janvier par avion. Après 3 jours de nettoyage avitaillement nous voilà fin prêts pour le départ. Cet après-midi, quartier libre, on part demain dans la journée. La nuit passe où le bateau se fait allégrement secoué par le ressac, les amarres s'usent un peu comme mes nerfs. Huit heures, check météo. Mais là ... la prévision de vent à forci pour le départ. Les 48 heures suivantes annoncent jusqu'à 35 nœuds (rajoutez 10-20% pour avoir la valeur en vrai) au sud de l'archipel qui provoque cette effet "venturi". Pas génial de commencer 14 jours de traversée en se faisant chahuter.

D'autres bateau sont partis ce jour là et je me suis demandé quelles conditions ils avaient pu rencontrer puisqu'il y a (toujours?) un décalage entre la perception d'une prévision sur un écran et les conditions sur place. Petite bite ? Peut être. Mais comme je suis plaisancier depuis peu et que le but principal de tout ce voyage doit rester le plaisir, j’insistai sur l'humilité à garder auprès de l'équipage, déjà préparé mentalement et émotionnellement au départ.


Nous nous résolûmes donc à patienter quelques jours, car après cette survente, une dévente est prévue. Deux jours de panne d'alizés. Bon en même temps nous sommes en avance sur le programme, le ti-ponche des caraïbes peut bien encore se laisser désirer quelques jours. J'en profite donc, la nuit d'après, d'en profiter pour rattraper mon sommeil en retard des jours précédant; une grasse-mat, ça faisait longtemps. Le lendemain matin, me levant comme un loir : "Bonjour, tout le monde à bien dormis", j’eus pour réponse "Jean-Yves s'est (auto) testé ce matin, il a le Covid."

A situation de crise, mesure exceptionnelles : une task force anti-covid est donc mise en place à bord du Telemaque. Un confinement total est déclaré; Aurélien, docteur presque médecin, est promu Premier Officier Sanitaire de Vaisseau et une cellule de crise est mise en place, ... mais d'abord on va se faire un ptit café.
En discutant tous ensemble, il semble fort peu probable que tout l'équipage n'y "passe" pas après avoir vécu dans un petit espace durant 5 jours. Et même tant mieux rajoute le docteur, s'il l'on y passe tous, au moins on est sur que durant la transat on ne sera pas au pic de la maladie. Du coup il est décidé que les trois à tour de rôle, nous allons rouler une pelle au malade!
Mais plus sérieusement, nous décidâmes de nous mettre au vert quelques jours au mouillage en attendant.

Je pris soin d'avertir nos bateaux amis, avec lesquels nous avions eu un verre de départ deux jours plutôt pour qu'ils soient au courant si nous avions pu être contagieux et qui s'était terminé en embrassade. Leurs réponse par message : "Je préfère faire des embrassades avec un petit risque (mais n'y en a-t-il pas toujours un peu) qu'une distance froide sans risque.".

Stressless


On attendit donc au mouillage que le Covid et la météo nous soient meilleurs.



commentaires (1)

V
RépondreVinch  15/01/2022

C’est toujours un plaisir de vous lire et de voir que vous vous êtes remis au calfatage ? me fait penser qu’il y déjà plus d’une année que l’on s’y était collé, au sens propre (car plutôt salissant!!!) comme au figuré. C’est par contre avec déception que j’apprend le nouveau report de cette transat si près du départ! Tenez-nous rapidement au jus, pas besoin d’un long et beau roman mais juste quelques mots pour nous dire comment se déroule votre quarantaine à bord?

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